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La simplification limite le business !

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Alors que les premières mesures de simplification apparaissent au compte goutte dans la presse, la pilule ne passe pas pour les Commissaires aux Comptes (CAC) suite à l'annonce de la remontée des seuils d'obligation de CAC pour les SAS (seuils qui seraient alignés sur ceux de la SARL).

http://www.lefigaro.fr/mon-figaro/2013/07/31/10001-20130731ARTFIG00431-la-tres-grosse-colere-des-commissaires-aux-comptes.php

La colère ressemble, à la lecture des articles, plus à une trahison du gouvernement (qui avait du faire des promesses orales), qu'à un véritable argumentaire sur le bien fondé de maintenir l'obligation de CAC pour ces "petites" SAS.

Lorsque j'étais salariée en cabinet et que j'avais des missions de CAC dans des petites SAS ayant un expert comptable ou un comptable expérimenté, combien de fois je me suis fait la réflexion que l'apport de cette mission pour le client était vraiment nul !La redondance expert-comptable / CAC est souvent reproché par les clients qui, en gros, préféraient payer sans subir cette intervention, dans la mesure où "ils ont déjà tout donné au comptable !".

De loin, sans être dans la profession, on a plutôt l'impression que c'est un lobby qui râle car on lui prend une partie de son business. Comme les taxis qui râlent contre les voitures avec chauffeur qui leur font de la concurrence. Clairement, l'argumentaire n'est pas le bon ! Quel est l'intérêt du consommateur ? et quel est le risque encouru par la non présence de CAC dans les petites SAS ? Quel est l'apport de recommandations sur les risques par les CAC ?....

Il faut aussi rappeler que la directive européenne n'impose un CAC en Europe qu'en cas de dépassements de deux seuils sur trois :

Chiffre d'affaires : 40 millions € / Bilan 20 millions € / Salariés 250

Chaque pays membre peut ensuite imposer la possibilité d'un audit (qui ne serait pas obligatoire en droit européen).

La France a maintenu, sous la pression des CAC français, des seuils inférieurs :

Chiffre d'affaires : 3.1 millions € / Bilan : 1.5 million € / Salariés : 50

Alors je me pose la question, afin de donner une bonne image des auditeurs, plutôt que de défendre un pré carré à tout prix, ne vaut il pas mieux faire des propositions constructives ?

 

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